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20 Minutes : Dépakine, les premiers dossiers examinés par l'Office d'indemnisation

le 6 novembre 2017

 L’Office d’indemnisation va examiner, les premiers dossiers d’enfants qui auraient subi des malformations ou connu des troubles neuro-comportementaux à cause des effets secondaires de la Dépakine…

A tout juste 4 ans, Andrea est surtout occupé, en ce moment, par les activités proposées par sa classe de maternelle en Haute-Savoie. Il ne sait sans doute pas que son cas va faire l’objet de débats à plus de 500 kilomètres de là, à Paris. Selon nos informations, le dossier médical de ce petit garçon va être, ce jeudi, l’un des premiers à être examinés par le collège d’experts de l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) qui planchent sur le valproate de sodium.

Ce terme scientifique désigne la molécule contenue dans la Dépakine et d’autres médicaments anti-epileptique. Sur le marché depuis 1967, il est aujourd’hui soupçonné, s’il est prescrit à une femme enceinte, de provoquer chez l’enfant à naître des risques de troubles du comportement et de malformations. Caroline en a pris pendant sa grossesse en 2013. « Et deux heures après la naissance d’Andrea, j’ai entendu les médecins débattre derrière la porte de la façon dont ils allaient m’annoncer les ennuis… », se souvient-elle aujourd’hui.

Os du front soudés, problèmes à l’urètre et aux testicules, hernies inguinales, difficultés respiratoires… La liste des malformations décelées a déjà contraint le petit garçon à subir quatre lourdes opérations chirurgicales. « Aujourd’hui, il ne parle pas, il ne peut pas manger solide et il a encore du mal à marcher », se désole sa maman installée à Annemasse.

Lien de causalité et proposition d’indemnisation

Ce n’est qu’il y a un an environ que les parents d’Andrea ont fait le rapprochement avec le traitement contre l’épilepsie pris par Caroline durant sa grossesse. « En lisant des articles sur Internet, je me suis aperçue que les troubles décrits ressemblaient vraiment beaucoup aux problèmes d’Andrea. » Elle a donc constitué un dossier pour l’Oniam. Ce jeudi,les experts vont donc être chargés de confirmer, ou non, le « lien de causalité » entre le valproate de sodium contenu dans la Dépakine et l’état de santé d’une dizaine d’enfants, parmi lesquels Andrea.

Source 20 Minutes