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Elle : Harcèlement à l'université, Paris-Diderot dans la tourmente

le 1 juillet 2019

Violences sexistes et sexuelles, pressions, terreur. A Paris-Diderot, des enseignants de l'UFR de psychanalyse sont mis en cause. Pourquoi les étudiantes et les chercheuses sont-elles si mal soutenues ? Enquête.

C'était le 24 mai dernier, dans les colonnes du journal "Le Monde" . Un collectif de 500 chercheurs, en majorité des femmes, dénonçait l'omerta sur les violences sexistes et sexuelles à l'université. Depuis que la vague "#MeToo" a déferlé sur le monde, dévoilant "l'ampleur et la nature structurelle de ces violences [...] qui traversent tous les milieux sociaux et professionnels", écrivaient-ils, la parole des victimes s'est libérée. Mais est-elle entendue pour autant ? Selon les signataires de l'appel, "il [le mouvement #MeToo, ndlr] a également révélé la mise en cause systématique des témoignages, la déresponsabilisation des agresseurs et la minimisation de leurs actes". En clair, à quoi bon lancer des cris d'alerte quand ils résonnent dans le vide ?

Devant le nombre de signalements, nous avons recueilli le témoignage d'une dizaine de femmes de l'université Paris-Diderot (Paris-VII). Ce sentiment d'impuissance prédomine parmi celles et ceux qui dénoncent depuis plusieurs mois le climat de terreur qui régnerait au sein de l'UFR de psychanalyse, miné, d'après eux, par la pratique banalisée du harcèlement moral et sexuel de certains dirigeants. En octobre, la présidente de Paris-Diderot, Christine Clerici (qui n'a pas donné suite à notre demande d'interview), a reçu une plainte conjointe de plusieurs membres ou d'ex-membres de l'université rapportant les comportements inappropriés et l'arbitraire de la gouvernance du directeur du département d'études psychanalytiques, le chercheur et psychanalyste Fethi Benslama, en poste depuis une dizaine d'années.

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