Vous êtes dans : Accueil > Actualités > À lire, à voir, à écouter > Elle : Militantisme, la grosse fatigue

Elle : Militantisme, la grosse fatigue

le 9 septembre 2019

Les militants d'aujourd'hui consacrent tout leur temps à la cause qu'ils défendent, parfois jusqu'à craquer. Qu'ils soient écolos, féministes ou même gilets jaunes, nombre d'entre eux ont été confrontés aux symptômes du burn-out. Témoignages.

« Cette nuit, j'ai dormi deux heures. » Le 23 juin dernier, un message apparaît sur la page Facebook de Paye Ta Shnek , plateforme célèbre pour être la première à avoir publié les témoignages de victimes de harcèlement de rue. Posté par la fondatrice de ce Tumblr, Anaïs Bourdet, le message est long. Après sept ans de militantisme, et au lendemain d'une soirée où elle a été victime et témoin de cinq agressions en vingt minutes, Anaïs est fatiguée. Épuisée même. « Je n'en peux plus. Je n'y arrive plus », écrit-elle. Parce que la colère et l'impuissance la rongent, elle annonce la fin de Paye Ta Shnek, qui restera en ligne mais ne publiera plus de témoignages. Dans la foulée, elle reçoit des milliers de remerciements. Des inconnues, mais aussi des soeurs de lutte. « Toutes mes copines engagées sur ces sujets sont dans le même état que moi. On fait des journées de 36 heures, on finit en larmes, on n'y gagne rien et il y a toujours plus de victimes. On fait le boulot de l'État avec nos petites mains et c'est épuisant », lâche Anaïs.

Lire la suite sur Elle