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France Info : C'est ma santé. Les troubles bipolaires

le 28 avril 2017

[France Info] Selon le Bulletin épidémiologique hebdomadaire publié mardi 18 avril, entre 2010 et 2014, leur prise en charge a augmenté chaque année de 2,6% chez les hommes et de 3,4% chez les femmes.

Les personnes qui souffrent de troubles bipolaires vivent le pire et le meilleur, leur vie ressemble un peu à des montagnes russes avec une alternance de hauts et de bas. Il y a d'abord la phase dépressive qui peut durer plusieurs mois. Vous êtes triste, vous n'avez plus de plaisir, plus d'intérêt pour le monde qui vous entoure. Vous êtes fatigué et vous avez des idées noires. Puis arrive la phase d'exaltation durant laquelle vous dormez peu, vous êtes euphorique, vous parlez très vite, vous êtes hyperactif, vous avez un sentiment de pouvoir, de puissance, vous pouvez faire des dépenses inconsidérées... Bref, vous avez le sentiment que rien ne peut vous résister, que le monde vous appartient.

C'est cette alternance d'abattement et de puissance qui doit alerter, d'autant plus que le changement de comportement peut se faire très vite : en deux ou trois jours. Le reste du temps, quand la personne n'est pas en crise, elle est dans un état quasi-normal.  

Le nombre de cas de bipolarisme est difficile à évaluer

Beaucoup de personnes bipolaires ne sont pas diagnostiquées et les médecins ont parfois du mal à faire la différence entre ces troubles et une simple dépression. Voilà pourquoi les spécialistes avancent une fourchette allant de 600 000 personnes à un 1,6 million de personnes pour ces troubles bipolaires. Et ils peuvent survenir relativement tôt dans la vie puisque les premiers signes apparaissent entre l'âge de 15 et 30 ans.

Les personnes atteintes de troubles bipolaires peuvent, au plus fort de la crise, avoir des hallucinations, des idées délirantes. On estime qu'un quart ont des pensées suicidaires.

Le diagnostic est souvent tardif

Des traitements existent, mais le premier problème, c'est le diagnostic puisque globalement 10 ans s'écoulent entre les premiers signes et la mise en place d'un traitement. Il faut donc améliorer le dépistage des sujets à risque et cela passe d'abord par une information sur la maladie auprès des jeunes, qui sont les premiers concernés, mais aussi par une sensibilisation des médecins généralistes qui sont en première ligne pour repérer ces troubles.

Une fois que le diagnostic est posé, des médicaments permettent de stabiliser l'humeur mais cela ne suffit pas. Il faut aussi un suivi par un psychiatre ou un psychologue qui proposera un accompagnement individualisé pour éviter des rechutes. L'entourage joue aussi un rôle très important pour soutenir la personne dans sa phase dépressive.

Source France Info