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France Inter : Psychiatrie, sans la parole, que reste-t-il du soin ?

le 26 janvier 2018

A l'occasion du 16e congrès de l'Encéphale qui se tient à Paris de mercredi à vendredi, France inter a rencontré des équipes soignantes et des familles dans une unité de soins psychiatriques à Corbeil-Essonnes afin de mieux comprendre les bouleversements que connaît ce secteur.

Depuis plusieurs semaines, des mouvements de grève se succèdent dans les unités de psychiatrie par manque de soignants, de formations, des unités, à Rennes, Amiens et ailleurs alertent sur leurs conditions de travail. 

Il y a un gros malaise dans un secteur pas comme les autres. Comment traitons-nous aujourd'hui  les plus fragiles, les plus exposés d'entre les malades que sont les malades mentaux ? La psychiatrie peut-elle supporter les mêmes économies qu'ailleurs ? L’échange , la parole, ce sont des soins aussi essentiels que les médicaments mais ils passent par des personnes de moins en moins présentes, qui veulent encore soigner mais n'y arrivent plus, infirmières, médecin... Leur parole a été recueillie à l'Hôpital Sud Francilien de Corbeil-Essonnes.

La journée rythmée par la pendule

Maryline, qui accompagne sa sœur depuis 20 ans, raconte ce qu'est le quotidien d'un malade en psychiatrie, un secteur qu'elle a vu se dégrader.
"Toute leur journée n'est pas rythmée par la discussion, les dialogues, mais par la pendule. Le patient a sans cesse le sentiment de déranger. "
Laure infirmière, confirme. Les soignants ne sont pas assez nombreux pour faire autre chose que donner des médicaments : "Les patients psychiatriques sont toute la journée devant la télévision."
Annie est psychiatre. Elle a vu année après année grignoter les budgets. 

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