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JIM : GermanWings. Faut-il lever le secret médical dans certaines situations ?

le 21 mars 2016

[JIM] Depuis un an, les experts de l’aviation civile se sont mobilisés pour identifier les dysfonctionnements ayant pu contribuer à ce drame. Les éventuelles failles du suivi psychiatrique des pilotes ont notamment été évoquées. Ainsi, l’Agence européenne de sécurité aérienne (EASA) avait-elle préconisé une évaluation psychologique approfondie des pilotes, notamment au moment de leur embauche.

De même, la mise en place d’évaluations psychiatriques approfondies de l’ensemble des pilotes a été considérée comme peu efficace et rentable, par les experts auditionnés par le BEA. Aussi ce dernier préfère-t-il recommander le renforcement du suivi des pilotes présentant des antécédents psychiatriques. « Les conditions de suivi des pilotes avec des antécédents de troubles psychologiques (…) quand ils sont déclarés aptes à voler » doivent être redéfinies jugent ainsi les experts du BEA.

Dans la réglementation française, déjà, les antécédents de troubles évocateurs d’une psychose, de troubles thymiques et du caractère, de troubles de la personnalité, de troubles mentaux et névroses, d'alcoolisme et autres addictions à des substances psychoactives sont des contradictions au pilotage. Dans les faits, cependant, l’affaire de la Germanwings a montré que ces gardes fous n’étaient pas toujours respectés avec suffisamment de vigilance et qu’une recherche plus minutieuse de ces antécédents s’imposait sans doute, de même qu’une plus grande fermeté.

Source JIM