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Le Figaro : Alzheimer, même sans médicaments, des prises en charge existent

le 27 juin 2018

Début août, les médicaments de la maladie d’Alzheimer ne seront plus remboursés. Les quatre médicaments disponibles (Aricept°, Ebixa°, Exelon°, Reminyl°) visaient à freiner l’évolution de la maladie et à réduire certains troubles du comportement. Mais début juin, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn, annonçait leur déremboursement . Pour justifier ce choix, elle s’appuyait sur les experts de la Haute Autorité de santé (HAS) qui ont évalué que ces médicaments étaient plus nocifs que bénéfiques pour les patients.

Sa décision divise la communauté médicale . Au-delà de la controverse, qui n’est pas près de s’éteindre, la question se pose : en dehors des médicaments, comment prendre en charge les malades d’Alzheimer? «Nous mettons en place une prise en charge globale. Avec un accompagnement psychologique, orthophonique, ergothérapeutique… qui va évoluer au fil du temps», résume le docteur Sayaka Oguchi, présidente du syndicat national des jeunes médecins généralistes.

Aux stades débutant et modéré de la maladie, stades auxquels sont prescrits les médicaments, le but est de maintenir le plus longtemps possible les fonctions cognitives. «À ce stade, il s’agit d’identifier les capacités cognitives indemnes pour les mobiliser. Cela passe notamment par les séances d’orthophonie», explique le professeur Marc Verny, neurologue et responsable du centre de gériatrie à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris.

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