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Le Monde : L’art des fous, un petit tableau dans la tête

le 12 janvier 2018

La maison Victor Hugo, à Paris, propose une exposition qui présente des œuvres réalisées par des usagers de la psychiatrie.

Victor Hugo avait un frère aîné, Eugène, qui, interné à l’asile de Charenton (Val-de-Marne) en 1823, y mourut en 1837. Victor Hugo eut une fille, Adèle, dont la passion pour le lieutenant Albert Pinson, qu’elle rencontra à Jersey en 1854, a fait l’objet du film de François Truffaut L’Histoire d’Adèle H.  (1975). Après avoir poursuivi longtemps, jusqu’au Canada et à la Barbade, l’homme qu’elle prétend avoir épousé, elle est internée en 1872. Considérée tantôt comme érotomane, tantôt comme schizophrène, selon les diagnostics, elle est par ailleurs graphomane et tient son journal dans une langue codée. Elle meurt à l’hôpital de Suresnes (Hauts-de-Seine) en 1917.

Ainsi commence l’exposition « La Folie en tête, aux racines de l’art brut », à la Maison de Victor Hugo, place des Vosges à Paris, rappelant en quelques lettres et photographies quelle place démence et internement ont tenu dans la vie de l’écrivaine. Ces faits sont connus et ont donné lieu à bien des études, d’autant que la folie à tous ses degrés est l’un des motifs du romantisme littéraire – Gérard de Nerval, Charles Nodier, Victor Hugo lui-même – et artistique – Johann Heinrich Füssli, Théodore Géricault, Eugène Delacroix.

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