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Libération : Handicap, des associations déposent une réclamation collective contre l'Etat français

le 22 mai 2018

Cinq associations françaises de défense des personnes handicapées, – l’APF France Handicap, le Comité de liaison et d’action des parents d’enfants et d’adultes atteints de handicaps associés (CLAPEAHA), la Fnath (association des accidentés de la vie), l’Unafam (union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) et l’Unapei (personnes handicapées mentales et leur famille) – ont annoncé mardi 15 mai avoir saisi le Conseil de l’Europe - par le biais du Forum européen des personnes handicapées et du réseau Inclusion Europe - dans le but de faire condamner la France pour «non-respect des droits fondamentaux des personnes handicapées». Arnaud de Broca, secrétaire général de la Fnath, revient pour Libération  sur les raisons de cette «réclamation collective».

Dans votre communiqué, vous déclarez que la France ne respecte pas les droits fondamentaux protégés par la Charte sociale européenne. Lesquels en particulier ?

A peu près tous ! Le droit à un logement, le droit aux soins, le droit à l’éducation, le droit aux services sociaux, le droit à la vie familiale… Aujourd’hui, le taux de chômage des personnes handicapées reste deux fois plus élevé que celui de la moyenne nationale. 12 658 enfants attendent une place en institution, dans un Service d’éducation spéciale et soins à domicile (Sessad) ou un Institut médico-éducatif (IME). On compte environ 7 000 adultes et enfants contraints à partir vivre en Belgique parce qu’il n’y a pas d’établissements spécifiques en France pour les accueillir. Sans compter les personnes qui renoncent à aller voir un médecin pour des raisons d’accessibilité, celles qui se retrouvent en situation d’exclusion ou de précarité extrême…

En France, les personnes handicapées n’ont pas la liberté de vivre leur vie comme elles l’entendent, elles n’ont pas cette liberté de choix. Il faut vraiment que l’Etat se demande : comment faire en sorte que ces personnes puissent vivre de manière autonome et libre comme n’importe quel citoyen de la cité ?

 

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