Vous êtes dans : Accueil > Actualités > À lire, à voir, à écouter > Papageno : Quelques précisions utiles sur la contagion suicidaire

Papageno : Quelques précisions utiles sur la contagion suicidaire

le 13 mai 2019

L’actualité ravive les considérations autour de la contagion suicidaire, et plus particulièrement de l’effet Werther. L’occasion pour Papageno d’apporter quelques précisions scientifiques sur le sujet.

Rappel historique

À sa publication en 1774, le roman Les souffrances du jeune Werther connait un succès considérable en Allemagne. Goethe y dépeint les déconvenues d’un jeune amoureux, Werther, éconduit par son amante. Le roman s’achève sur le suicide du personnage principal : Werther, désespéré de l’impasse dans laquelle l’a conduit son amour, met fin à ses jours d’un coup de pistolet. Consécutivement à la publication, l’Allemagne connaît une vague de suicides par arme à feu chez les jeunes hommes. Le roman est alors tenu pour responsable de ce qui est considéré comme la conséquence d’une identification à son héros et de l’imitation de son geste.

Deux cents ans plus tard, le sociologue américain David Phillips constate une augmentation significative du taux de suicide chaque fois qu’un fait divers traitant de ce même sujet a fait les gros titres du New-York Times. S’inspirant du roman de Goethe, il introduit la notion « d’effet Werther » pour théoriser ses constatations : la couverture médiatique d’un fait suicidaire pourrait être responsable d’un phénomène de « suggestion » chez les personnes déjà vulnérables.

Lire la suite sur le site de Papageno