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Que choisir : Faire du tri dans son ordonnance, un bon réflexe !

le 8 février 2018

On entend toujours qu’il ne faut jamais arrêter un médicament sans l’avis d’un médecin. Certes. Mais les patients peuvent quand même être à l’initiative d’un arrêt, en accord avec leur médecin, et avec succès ! Une brochure diffusée au Canada en a fait la démonstration.

Chaque médicament prescrit doit être régulièrement réévalué : est-il toujours utile ? Quels sont ses inconvénients ? Faut-il continuer à le prendre, changer de médicament, réduire les doses ? 

Cet exercice de tri est un des rôles du médecin. Mais les patients peuvent aussi prendre en main cette opération de ménage dans l’ordonnance. Tel un mantra, on ne cesse de leur répéter : n’arrêtez jamais un médicament seul et sans avis médical. Cet avertissement, fondé la plupart du temps, laisse penser que le patient n’a pas son mot à dire. Or les personnes qui prennent des médicaments inappropriés peuvent tout à fait être à l’initiative de leur arrêt, comme l’a démontré une expérience menée au Canada. 

Cette dernière concernait des benzodiazépines. Ce sont des médicaments somnifères (hypnotiques) ou tranquillisants (anxiolytiques) tels que l’alprazolam (Xanax), le bromazépam (Lexomil), le lorazépam (Témesta), l’oxazépam (Séresta), le zolpidem (Stilnox), le zopiclone (Imovane), etc. Ces médicaments perdent en efficacité au cours du temps et provoquent des effets indésirables importants (fatigue, chutes, troubles de la mémoire, etc.). C’est pourquoi leur usage chronique est particulièrement déconseillé aux personnes de plus de 65 ans. 

Pour ceux qui souhaitent s’informer  à propos de ces médicaments, qui s’inquiètent pour eux ou pour un proche et qui voudraient engager la discussion avec leur médecin, la brochure est disponible ici .

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