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Santé Mentale : Limiter le recours aux benzodiazépines, les généralistes en première ligne

le 30 septembre 2016

[Santé Mentale] Pointés depuis de nombreuses années, les abus de consommation de benzodiazépines (BZD) demeurent un problème de santé publique. Alors que les généralistes représentent 80 % des primo-prescripteurs de BZD, le Collège national des généralistes enseigants (CNGE) se mobilise et diffuse des recommandations.

Les benzodiazépines (BZD) et apparentés sont indiquées dans les troubles anxieux et les troubles du sommeil pour une durée limitée. La balance bénéfice/risque n’est pas favorable en cas d’utilisation régulière de plus de 3 mois : augmentation des accidents de la voie publique, du risque de chutes, addiction et toxicomanie, détournement d’usage, risque de soumission chimique, syndromes de sevrage et possibilité de troubles cognitifs.Afin de réduire la sur-prescription des BZD et apparentés plusieurs stratégies ont été envisagées. La limitation de la durée de prescription des BZD à moins de 3 mois n’a pas d’efficacité démontrée. La limitation de prescription aux psychiatres risquerait d’entrainer une désorganisation du parcours de soins des patients, un morcèlement des prises en charge et une majoration des inégalités sociales de santé dans les zones démunies en psychiatres. De plus, les risques liés au syndrome de sevrage pourraient augmenter si les patients avaient plus de difficultés à se procurer leur traitement.Afin de réduire la sur-prescription des BZD et apparentés, le CNGE recommande de :

Source Santé Mentale