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Slate : Dépression, solitude, addictions: pas simple pour les rappeurs de gérer leurs émotions

le 13 février 2018

Ces dernières années, de PNL à Hyacinthe et de XXXTentacion à Lil Uzi Vert, de nombreux rappeurs traduisent la morosité du quotidien à travers des textes sombres, mélancoliques et étonnamment intimes.

En musique, on le sait, tout est matière à écriture: le grand amour, les relations déchues, les terres vidées de toute présence humaine, l’opposition aux politiques, la naissance d’un enfant et bien sûr la déprime, très présente dans le hip-hop ces derniers temps.

Ça s'entend chez PNL («J’me défonce pour me rappeler, j'me défonce pour oublier» , sur «Oh La La» ) et chez XXXTentacion (« Je souffre, je voudrais me mettre dix balles dans la tête » sur «Jocelyn Flores» ), ça se ressent chez Kid Kudi, hospitalisé pour dépression et tendances suicidaires en 2016 , et ça se voit même chez Lil Uzi Vert, dont le clip de «XO Tour Lif3» semble n'être rien d'autre qu'une ode aux images macabres. Le tout sur des paroles rétives à toute forme d'optimisme: «Tous mes amis sont morts, pousse-moi au fond du gouffre» .

C’est Guizmo, donc, qui dit «Hier j'avais le blues, j'ai sûrement forcé sur le juice / Chasser mes souvenirs, y'en a trop qui m'foutaient la frousse» , c’est Vald qui avoue avoir «envie de se suicider comme Kid Cudi» , Lomepal qui raconte directement sa dépression à sa mère («Hé m’man, tu veux un double scoop? Quand j’prends ma mob alors que j’suis pété à la mort/C’est pas de l’inconscience, non, c’est que j’en ai rien à foutre/Mourir, j’en ai rien à foutre» ), c’est Orelsan qui lâche «si j'le laisse seul, mon esprit s'égare dans la pénombre» , c’est Josman qui dit «J'attends la mort, j'attends qu'elle m'appelle », ou Booba qui dit transporter sa peine, «l’poids des médailles/Quand j'prends la haine, j'blâme pas le Sheitan» .

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