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Slate : Pourquoi s'allonge-t-on sur un divan quand on va chez le psy ?

le 22 novembre 2017

Même sans jamais être allé chez un psy, on imagine tous le cabinet de ce dernier plus ou moins de la même manière: des livres, un bureau, une chaise, et... un divan. Le canapé est le symbole par excellence du psychanalyste. C'est lui que l'on retrouve dans les BDs, les dessins, les films... Mais pourquoi cet accessoire a-t-il pris une telle place chez les disciples de Freud? Chroniqueur dans le Guardian et psychiatre, Nathan Kravis a tenté de répondre, non sans mal, à cette question.

«C'est surprenant que les origines de l'utilisation [du divan] n'aient pas été explorées plus profondément», s'étonne le chroniqueur. Selon lui, la «fixation» que font les psychanalystes sur le divan fait suite à Freud, qui avait choisi d'allonger ses patients car «il ne supportait pas de sentir leur regard fixé sur lui tout au long de la journée», rapporte Nathan Kravis. Pour autant, le père de la psychanalyse n'a «jamais expliqué pourquoi il avait préféré faire adopter à ses patients une position allongée plutôt que de disposer les chaises autrement afin de ne pas avoir à leur faire face.»

Sur Psychologies Magazine, Isabelle Taubes expliquait il y a déjà plusieurs années que la posture allongée présentait plusieurs vertus: elle «facilite le lâcher prise», évite de se sentir jugé par le regard de son interlocuteur, et «permet un état de détente et de relaxation maximale, favorisant l'expression d'une parole libre». Face à un interlocuteur assis, «nous tendons à être sur nos gardes, explique encore la journaliste, et sommes tentés de chercher à plaire [...], un obstacle dans le cadre d'une thérapie». Enfin, être allongé serait plus propice à se replonger dans ses souvenirs d'enfance, affirme-t-elle.

Source Slate