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Slate : Souhaiter mourir ne relève pas nécessairement de la maladie mentale

le 18 mars 2019

Nous parlons trop du suicide comme d'un effet secondaire et passager d'une pathologie mentale. Admettre la complexité de la réalité serait rendre service aux personnes en souffrance.

«Le suicide , dit une formule célèbre, est une solution permanente à un problème temporaire.»  Son origine est obscure, mais internet en attribue la paternité à Phil Donahue , animateur télé américain des années 1980 (j'allais écrire «c'est un comble» , et puis je me suis dit qu'il n'y avait aucune raison qu'une phrase aussi profonde ne soit pas sortie de la bouche de ce sympathique scrogneugneu).

Dans tous les cas, la formule est habile et pas totalement fausse. Je comprends parfaitement qu'elle soit passée à la postérité. Souvent, c'est une focalisation myope sur le présent, accompagnée d'une montée soudaine d'émotions négatives , qui donne un tragique coup d'accélérateur à une impulsion passagère. Et lorsqu'on arrive à survivre à l'atrocité de la tempête, il n'est pas rare que le calme soit revenu dès le lendemain.

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