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The Conversation : Syndrome post-traumatique, comment on devient étranger à soi-même

le 9 novembre 2016

 [The Conversation] Un an après les attentats de Paris et l’attaque du Bataclan, de nombreuses victimes directes ou indirectes souffrent encore de syndrome psycho-traumatique. Il fait référence aux répercussions psychologiques de l’événement traumatisant. Dans un contexte où les attentats terroristes se sont multipliés en France, les psychologues et les psychiatres portent cependant une attention toute particulière à leur prise en charge.

Sur un plan clinique, le syndrome psycho-traumatique  se caractérise par une souffrance psychique intense, perturbante, pouvant remettre en cause l’équilibre d’un individu au niveau intime, mais aussi familial et social. La violence de l’impact est telle que pour beaucoup, il y a une dimension indicible, difficile voire impossible à partager avec un tiers. Les amis et les conjoints se retrouvent généralement désemparés, impuissants, parfois même lorsqu’ils ont partagé l’événement qui en est à l’origine.

Parmi les victimes, celles qui ont déjà traversé des épreuves et toujours contrôlé leur vie, pensent dans un premier temps pouvoir gérer le traumatisme de la même façon. Elles se centrent sur une tâche, travaillent davantage ou compensent le stress avec une activité sportive. Mais le traumatisme psychologique et ses conséquences échappent à ces tentatives de gestion. La souffrance s’installe, insidieusement et sûrement.

Source The Conversation