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Action : Troubles psychiatriques, à Vincennes, le pari de l’autonomie

le 12 octobre 2017

Dédiée aux personnes souffrant de troubles psychiques, mais stabilisées, la nouvelle résidence sociale de Vincennes s’intègre en douceur au quartier.

Ils ne sont pour le moment qu’une poignée de locataires installés, mais dans les semaines à venir, ce seront 32 personnes qui occuperont les 30 studios de la résidence sociale ouverte rue Diderot, à Vincennes. Elle est dédiée aux personnes souffrant de troubles psychiques, mais stabilisées, en insertion socio professionnelle et capables de vivre en autonomie. Ces femmes et hommes viennent essentiellement du Val-de-Marne.

Le projet est le résultat d’un partenariat entre la ville de Vincennes, l’Union Départementale pour la Santé Mentale (UDSM), l’Union Nationale de Familles et Amis de personnes Malades et/ou handicapées psychiques (UNAFAM), le conseil départemental et le bailleur social Valophis.

« Lors de la réunion ouverte aux riverains, les personnes présentes avaient des réactions normales, c’est-à-dire inquiètes », explique le docteur Bernard Martin, président de l’UDSM. Il a donc fallu expliquer, écouter… « Expliquer, que chaque locataire a certes connu une crise, mais que chacun a été suivi par un psychiatre, qu’il est conscient de ses troubles, qu’il n’a pas nié sa maladie et la nécessité du traitement et surtout, qu’il ne veut pas retourner en crise », précise Xavier Lebon, directeur de la résidence et éducateur d’un foyer postcure.

« Venir ici est une étape pour ces personnes », ajoute le médecin. Outre le suivi médical extérieur, une équipe sera présente en journée, composée du directeur, de la secrétaire et d’un éducateur.

« Cette initiative prouve, s’il le fallait encore, que les volontés rassemblées sont plus que nécessaires pour avancer et relever le défi du handicap. Et à Vincennes, ces volontés existent bien », assure le maire UDI Laurent Lafon qui lance le 3e plan handicap de la ville (voir ci-dessous).

Trois résidences accueil ou maison relais existent dans le département à Chevilly-Larue, à Limeil et à Choisy, accueillant à peine 100 personnes en situation de faiblesse psychologique et financière. « C’est très insuffisant », assure le Dr Martin. Pour Vincennes, une cinquantaine de dossiers avaient été déposés via les structures médicales.

Source Le Parisien