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Action : Un CLSM au Centre Hospitalier du pays d’Eygurande

le 18 octobre 2017

Parce que la réponse à la souffrance psychique n’est pas que médical, un réseau regroupant élus locaux, professionnels du médico-social et psychiatrie publique, vient de voir le jour. 

C'est une première dans le département : depuis mardi, Ussel est officiellement doté d'un conseil local de la santé mentale (CLSM), une plateforme qui réunit élus, professionnels du médico-social et de la psychiatrie publique.

Quand on parle de santé mentale, on a plutôt tendance à penser aux personnes soignées ou suivies en institution. « Ce conseil local est pour tous les autres, précise d'emblée Christophe Rouanet, directeur du centre hospitalier du pays d'Eygurande, une des pièces maîtresse du dispositif. Une perte d'emploi, un accident de la vie, une séparation douloureuse peuvent avoir chez certains de lourdes conséquences » psychiques ou psychiatriques.

Traiter tous les signalements

Le premier a s'en apercevoir, c'est le personnel du centre communal d'action sociale. « Le CCAS est souvent confronté à des demandes qui n'ont rien à voir avec un soutien purement matériel, explique Marilou Padilla-Ratelade, adjointe en charges des affaires sociales. Du coup, on ne sait pas vers qui les orienter ».

Ce sera justement une des missions essentielles de ce conseil local de santé mentale. « C'est un réseau de proximité qui va permettre de partager l'information et d'assurer une coordination des actions », ajoute Christophe Rouanet.

Mardi dernier, en mairie, une cellule de traitement des cas complexes a été mise en place. C'est elle qui va traiter les signalements. « Ce sera une sorte de gare de triage afin de saisir les bons acteurs pour chaque cas », reprend le directeur du centre hospitalier du pays d'Eygurande.

Une réponse pas forcément médicale

La réponse n'est pas forcément médicale. La souffrance psychique peut être liée à un environnement dégradé (logement), une mauvaise qualité de vie (alimentation), un isolement social, ou tout à la fois… Toutes les situations seront évoquées de façon anonyme, la confidentialité des écrits étant une règle de déontologie.

Pour le moment, ce conseil local de la santé mentale ne concerne qu'Ussel, mais pourrait s'étendre sur des communes alentours à moyen terme.

« Nous avons répondu à un appel à projet lancé par l'Agence régionale de santé, explique le maire, Christophe Arfeuillère. Grâce à la coopération avec le centre hospitalier du pays d'Eygurande, qui détache un de ses cadres de santé pour appuyer le conseil, ce dispositif a été labellisé. Je serai et je pense que l'ARS le sera aussi, très vigilant quant à la pérennité de cet encadrement ». 

Source La Montagne