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Enquête : Les activités de soins, d'enseignement et de recherche sur les troubles du comportement alimentaire

le 24 février 2017

[Santé Mentale] Une enquête qualitative auprès des établissements de santé est lancée au travers d'une instruction pour identifier les activités de soins, d'enseignement et de recherche sur les troubles du comportement alimentaire (TCA, boulimie, anorexie mentale et troubles apparentés).

Elle vise à clarifier la cartographie des lieux de soins existants des types d'activités spécialisées. Le but est de contribuer à identifier les filières de prise en charge des TCA par territoire pour les patients et de les rendre lisibles pour les professionnels de santé, indique la DGOS. Cela permettra en outre d'améliorer la coordination du parcours de ville "avec les recours disponibles dans les structures spécialisées ". L'enquête doit également permettre de recueillir des éléments sur la prise en charge initiale dispensée ainsi que sur les modalités d'hospitalisation.

La DGOS demande donc aux établissements et aux professionnels de santé "la plus grande vigilance dans l'organisation du recueil d'information et leur restitution " d'ici le 28 février prochain. L'enquête se fait en deux temps : la phase d'enregistrement et la phase de renseignement. Pour ce qui est de la phase d'enregistrement, chaque établissement enregistre le référent TCA de chaque site géographique. L'enquête permet ensuite de recueillir des éléments sur la prise en charge initiale dispensée et sur les modalités d'hospitalisation. Le projet de soins et les prestations proposées y sont décrits ainsi que les projets de recherche et les catégories de professionnels impliqués.

Lors d'un précédent état des lieux réalisé en 2013 à partir des séjours hospitaliers du programme de médicalisation du système d'information (PMSI), des structures ayant une activité TCA d'au moins vingt séjours par an ont été identifiées. Elles sont au nombre de soixante sur trois champs : trente-deux établissements de santé autorisés en médecine-chirurgie-obstétrique (MCO), vingt-cinq établissements de santé psychiatriques et trois établissements de santé autorisés en soins de suite et de réadaptation (SSR). "De fortes inégalités territoriales ont pu être mises en évidence notamment des territoires dépourvus d'offre de soins et/ou de services spécialisés proches du domicile des usagers ", souligne la DGOS. Une situation qui, couplée à un faible nombre de centres, confirme les problèmes d'accessibilité décrits par les associations d'usagers. Des initiatives ont alors été entreprises. La Direction générale de la santé (DGS) a notamment élaboré et diffusé dans tous les rectorats un guide de repérage des souffrances psychiques.

Source Santé Mentale