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Initiative : Un nouveau GEM à Montluçon

le 15 décembre 2016

[La Montagne] Un Groupe d’entraide mutuelle se crée à Montluçon pour les personnes ayant des problèmes psychiques et des lésions cérébrales. Cette structure veut proposer des activités et du lien social à des personnes isolées en situation de handicap psychique ou souffrant de lésions cérébrales. Mais l'originalité des Gem réside dans le fait que ce sont des associations loi 1901. Par conséquent, les adhérents doivent en être autant que possible les acteurs.

Créer du lien

« L'objectif est de créer du lien. On s'adresse à des personnes isolées. Pour eux c'est une ouverture. Ça peut être un passage. Ils n'ont aucune obligation de venir et de venir régulièrement. Ils ne nous doivent rien. On n'est pas dans le médical ou le social, on est dans le loisir. Nous ferons des animations en fonction de ce qu'ils veulent et en s'adaptant à eux », avance Jean-Pierre Duverger, coordinateur du projet et l'un des deux animateurs avec Carinne Mayard.

Par l'intermédiaire d'activités de loisirs, les adhérents doivent se faire plaisir, se divertir en groupe et reprendre confiance. « Les adhérents participent au site Internet. C'est le principe du Gem à une petite échelle. Ils se rendent utiles et reprennent confiance, le tout sans contrainte et dans la bienveillance », précise Jean-Pierre Duverger.

Parrainée par le centre de rééducation professionnelle La Mothe, la structure fonctionnera avec une subvention de 77.000 euros de l'Agence régionale de santé et les cotisations des adhérents. « Le parrain vient en soutien mais ce sont bien les adhérents qui gèrent le Gem. On s'est donné un an pour que ça tourne mais on verra comme cela se passe. À Moulins, ça a été plus long pour que les adhérents prennent les choses en main », explique Thierry Chosson, directeur du CRP La Mothe.

Le CRP La Mothe a lancé la structure en avril avec au départ une permanence le jeudi, toutes les deux semaines puis toutes les semaines. « Un noyau dur s'est formé avec six personnes et le bouche-à-oreille fonctionne, constate Jean-Pierre Duverger. On les contacte par mail. Ils répondent souvent. Le lien se fait. Les gens sont encore dans une attitude de consommateurs. On est encore dans le temps de l'approche mais il y a des idées qui émergent. On apprend à vivre ensemble et pour l'instant, ils reviennent. »

Source La Montagne