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Insolite : Un homme et son "loup" traversent le Canada pour parler de santé mentale

le 25 janvier 2017

[Acadie Nouvelle] Bret Mavriik n’a certes pas froid aux yeux. Le Torontois d’origine a entamé en septembre 2015 une marche à travers le pays afin de sensibiliser la population à la problématique de la santé mentale chez les jeunes.

Ce long périple se poursuit désormais en sol néo-brunswickois, alors que le randonneur a franchi la frontière séparant le Québec du Nouveau-Brunswick au cours de la fin de semaine.

Accompagné de son magnifique chien husky qui se nomme Nymeria, Bret Mavriik doit parcourir environ 7000 kilomètres d’un océan à l’autre.

L’arrivée du marcheur au Nouveau-Brunswick n’a pas été de tout repos alors qu’il a dû affronter tôt lundi des températures de -29°C.

Les conditions météorologiques n’ont pas eu raison du duo qui a bravé le froid polaire et passé la nuit à l’extérieur avant d’arriver à Saint-Léonard en matinée.

L’aventure a débuté à Toronto le 28 septembre 2015, alors que Bret Mavriik a quitté la Tour du CN en direction ouest. Son périple s’est poursuivi jusqu’aux montagnes de Whistler, en Colombie-Britannique.

De retour dans la capitale ontarienne, l’aventurier a repris la route un an plus tard en direction opposée, bien décidé à franchir en pleine saison froide la distance qui sépare Toronto de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador.

«On fait bien des choses à longueur d’année pour le cancer, mais un peu moins lorsqu’il s’agit de santé mentale qui afflige pourtant un plus grand nombre de personnes», se désole Bret Mavriik, rencontré par l’Acadie Nouvelle lors de son passage à Edmundston.

«Notre société est triste et perdue à bien des égards, notre jeunesse a perdu espoir. Ce sont des choses qui doivent faire l’objet de discussions tous les jours», affirme-t-il, le regard triste.

Bret Mavriik admet que son périple se déroule de façon plutôt solitaire, même s’il arrive parfois qu’un résident s’arrête à ses côtés pour lui offrir un café.

«Je ne fais pas ça pour atteindre la notoriété, j’essaie d’être une voix pour ceux qui souffrent d’une maladie mentale et qui ne sont pas toujours écoutés.»

Selon lui, des efforts supplémentaires devraient être faits par les gouvernements et le milieu médical afin de promouvoir de saines habitudes de vie et la santé mentale.

«Il y a de l’éducation à faire. Trop souvent on se limite à faire taire et médicamenter les personnes jusqu’à l’âge de 18 ans en espérant une intégration à la société dès l’âge adulte alors que c’est le contraire qui survient», illustre Bret Mavriik.

Le marcheur évalue à environ 10 millions le nombre de pas qu’il aura franchi une fois arrivé à Terre-Neuve-et-Labrador.

«La première chose que je vais alors faire, c’est de plonger dans l’océan!».

M. Marvriik partage ses aventures avec des milliers d’internautes sur les réseaux sociaux tels Facebook et Twitter.

Son chien Nymeria ajoute parfois son grain de sel aux péripéties du duo.

Source Acadie Nouvelle