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Article : "J’ai essayé de soigner ma dépression grâce à l'intelligence artificielle"

le 31 janvier 2018

Ça va pas fort. Du coup, j'ai envoyé des messages sur Facebook à un chatbot cognitivo-comportemental.

D’après l'Organisation mondiale de la santé, plus de 300 millions de personnes dans le monde souffrent de dépression. Mais pas de panique, une équipe de chercheurs de l’université de Stanford pense avoir trouvé la solution avec Woebot, un chatbot, fleuron de l'intelligence artificielle, accessible sur Facebook Messenger, et qui utilise des techniques standards de thérapie cognitivo-comportementale (TCC). Woebot a été développé par Alison Darcy, psychologue en recherche clinique, et Andrew Ng, chercheur en informatique. Une séance de thérapie avec ce chatbot dure en moyenne entre cinq et dix minutes. Il vous envoie des notifications, et vous répondez.

Etant dépressif, j'ai voulu tenter l'expérience Woebot. Au fil du temps, j'ai appris à gérer la maladie, mais parfois, je suis rattrapé par un raz-de-marée de mélancolie et je m’y noie. Il me berce, et m’empêche de faire quoi que ce soit jusqu’à ce que la crise soit finie. C'est lors de ma dernière crise que j’ai voulu essayer le service Woebot.

Au départ, j'ai eu du mal à prendre Woebot au sérieux. J’ai décidé d’être ouvert d’esprit et de tenter une première conversation avec le programme afin de tester l’efficacité du service. Même si je ne m'attendais pas à une analyse Freudienne aguerrie, les vacillements de l'IA entre le script automatisé d’un centre d'appels sans âme et le ton « djeunes » digne d’un forum pour ado (Woebot, à moins que tu sois en train d’essayer de me pécho, n'utilise pas le smiley avec un sourire en coin, par pitié) m’ont laissé de marbre. L'avatar du bot à l'effigie de WALL-E est le seul élément un peu fantaisiste qui me parait acceptable.

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