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Article : Forte baisse des internes dans les hôpitaux

le 27 mai 2018

En encourageant les jeunes médecins à faire des stages en libéral, la réforme du troisième cycle affecte le fonctionnement des hôpitaux publics non universitaires.

Pour de nombreux hôpitaux non universitaires, le coup a été rude. L’entrée en vigueur au mois de novembre de la réforme du troisième cycle des études de médecine a entraîné une baisse significative du nombre d’internes de médecine générale en stage chez eux. A l’origine de cette diminution : une nouvelle maquette prévoyant que ces étudiants « presque médecin » effectuent davantage de stages chez des praticiens libéraux au cours de leurs six semestres de formation pratique.

Dans les hôpitaux, où les internes contribuent bien souvent à faire tourner des services, l’impact a été fortement ressenti. A Sedan (Ardennes), par exemple, c’est huit postes d’interne sur douze qui ont été perdus, quinze sur soixante-dix à Charleville-Mézières. Des pertes qui ont « renforcé les tensions pesant sur les équipes médicales » , reconnaît la direction du groupement hospitalier réunissant ces deux sites. A Troyes, les urgences pédiatriques ont même dû fermer leurs portes, faute d’internes. « Nous nous attendions à une baisse, mais je ne pensais pas que nous passerions de six internes à aucun » , a déclaré Philippe Blua, le directeur du site, dans un entretien à L’Est éclair  le 2 mai. A Bourges, on affiche également « zéro interne aux urgences, contre quatre ou cinq les précédents semestres » .

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