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Association : Naissance de l'Association de journalistes pour une information responsable en psychiatrie

le 12 juin 2017

Créée par des journalistes conscients de l’effort à consentir pour améliorer le statut des personnes souffrant de troubles mentaux, AJIR-PSY (Association de Journalistes pour une Information Responsable en Psychiatrie) s’engage à donner au public une information objective et respectueuse, à la hauteur du problème de santé publique que représente la san-té mentale. AJIR-PSY s’inscrit dans une démarche analogue à celle de la Fédération pro-fessionnelle des journalistes du Québec (FPJQ) qui a reçu le soutien des pouvoirs publics canadiens.

La santé mentale : une urgence de santé publique en France

Selon l’OMS, les troubles mentaux deviendront dès 2020 la première cause d’invalidité dans le monde devant les maladies cardiovasculaires et le cancer.

Un problème de santé publique qui n’épargne pas la France : on estime aujourd’hui qu’une personne sur cinq souffrira d’une maladie psychique au cours de sa vie, soit 13 millions de Français directement touchés un jour ou l’autre. Et si l’on tient compte de l’entourage immédiat des patients, c’est environ un tiers de la population française qui est concernée par la santé mentale.

Dans les médias : une information rare et souvent stigmatisante

Et pourtant. La psychiatrie souffre d’un déficit cruel d’information dans les médias quand elle n’est pas associée à la diffusion d’images erronées à propos des personnes atteintes de troubles psychiatriques.

Titres à sensation, traitement des faits divers accréditant des idées fausses, usage métaphorique à connotation négative des termes « schizophrénie » ou « autisme », non respect du secret médical , … sont autant de comportements qui stigmatisent les malades psy-chiques alors que leur souffrance aurait droit a autant d’égards que celle vécue dans d’autres pathologies.

Ce discours stigmatisant n’est pas non plus sans conséquences sur la recherche, l’organisation du système de santé, l’attribution de soutiens financiers aux structures médico-sociales, etc. La psychiatrie ne représente en effet que 2% des investissements de la recherche biomédicale contre 16 % aux États-Unis. C’est également la spécialité qui sera amenée à connaître une des plus fortes baisses d’effectifs dans le monde médical.

Source  AJIR-PSY