Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Nul n'est censé ignorer > BEH : Corpulence des enfants et des adultes en France métropolitaine en 2015

BEH : Corpulence des enfants et des adultes en France métropolitaine en 2015

le 21 juin 2017

Corpulence des enfants et des adultes en France métropolitaine en 2015. Résultats de l’étude Esteban et évolution depuis 2006 par Charlotte Verdot, Marion Torres, Benoît Salanave, Valérie Deschamps. Ce bulletin du BEH note une prévalence de la maigreur qui augmentait significativement et atteignait 13% en 2015.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), l’obésité a atteint les proportions d’une épidémie mondiale conduisant à une augmentation des maladies chroniques associées. Par conséquent, il est nécessaire de promouvoir des politiques de santé publique pour réduire ce phénomène. C’est l’un des objectifs du Programme national nutrition santé (PNNS), mis en place en 2001 par le ministère de la Santé. Cet article décrit l’évolution de la corpulence des enfants et adultes (6-74 ans) en France entre 2006 et 2015 à partir de deux études nationales transversales constituées par un plan de sondage probabiliste à trois degrés : ENNS-2006 (N=3 566) et Esteban-2015 (N=3 702).

Les données anthropométriques ont été mesurées au moyen de procédures standardisées selon les recommandations de l’OMS. La comparaison 2006-2015 indique une stabilité du surpoids et de l’obésité en France chez les adultes et les enfants. En 2015, chez les adultes, la prévalence du surpoids (obésité incluse) était de 54% chez les hommes et 44% chez les femmes, et l’obésité atteignait 17%, sans évolution depuis 10 ans (prévalence du surpoids=49% dans les deux études). En 2015, chez les enfants, cette prévalence était de 16% chez les garçons et 18% chez les filles, sans évolution significative depuis 2006. La prévalence de la maigreur augmentait significativement et atteignait 13% en 2015.

Malgré sa stabilisation sur 10 ans, la prévalence du surpoids et de l’obésité reste importante, ce qui requiert des politiques publiques ambitieuses pour en inverser la tendance et réduire ses effets sur la santé. 

Source BEH