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HAS : Psychiatrie - Prévenir les violences, encourager les bonnes pratiques

le 29 août 2017

Lors de la Paris Healthcare Week 2017, Cédric Paindavoine, chef de projet au sein du service des recommandations de bonnes pratiques de la HAS, et Philippe Laly, adjoint au chef de service certification des établissements de santé, sont intervenus sur le thème des droits et de la sécurité en psychiatrie. Un sujet complexe, intégré au programme de travail « psychiatrie et santé mentale » de la HAS. 

Le parcours des patients au sein des services de psychiatrie est parfois jalonné de moments de tension. Ceux-ci peuvent conduire les patients à commettre des actes de violence. Même si les professionnels peuvent en être les victimes, dans la plupart des cas, ces actes sont perpétrés envers d’autres patients, comme le révélait l’audition publique de 2011 sur la dangerosité psychiatrique. « Ces épisodes ne représentent pas un phénomène anecdotique , relève Philippe Laly. Les études montrent qu’il s’agit de faits fréquents, qui imposent un travail de fond sur la prévention et le respect des patients  ».

Une réflexion a été menée sur la prévention des épisodes violents, dans le cadre du programme de travail « Psychiatrie et santé mentale » de la HAS. « L’objectif était d’apporter des éléments de repère, adaptables aux situations spécifiques  », explique Philippe Laly. Élaborés avec les équipes, un guide méthodologique et quinze programmes d’amélioration des pratiques, présentent les points incontournables à respecter pour désamorcer ou gérer les crises. Pour que les professionnels puissent plus facilement se les approprier, quatorze outils sont également proposés. Cependant, rappelle Philippe Laly, « les valeurs partagées au sein de l’établissement, l’implication de la gouvernance et la dynamique des équipes demeurent des fondamentaux » pour prévenir les épisodes de violence.

Dans la continuité de ce travail de prévention, la HAS a produit des recommandations sur les mesures d’isolement et de contention en psychiatrie générale. Celles-ci sont trop fréquemment employées en France. Il s’agit pourtant de techniques de derniers recours qui ne peuvent être utilisées qu’après l’échec de mesures alternatives. « C’est un enjeu complexe, à la croisée des libertés individuelles et de la sécurité des patients comme des personnels médicaux », souligne Cédric Paindavoine.

Source HAS