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HAS : Quelle place pour les benzodiazépines dans l’insomnie ?

le 26 avril 2017

[HAS] La prescription d'hypnotiques, benzodiazépines ou apparentés, ne doit pas être banalisée, car, si elle facilite le sommeil, elle ne résout pas les causes de l’insomnie et peut être à l’origine de nombreux effets indésirables aux conséquences parfois graves. Leur usage requiert le respect de règles précises : dose minimum utile, limitation dans le temps (< 28 j), information du patient sur la durée du traitement, ses modalités d’arrêt et ses effets indésirables, réévaluation programmée de la situation, anticipation sur les modalités d’arrêt.

Quels sont les médicaments concernés ?

Il s’agit de 5 benzodiazépines et 2 molécules apparentées qui sont remboursées dans la prise en charge des troubles sévères du sommeil à court terme. La durée de prescription est limitée à 4 semaines. La prescription n'est pas renouvelable.

Quand peut-on inscrire un hypnotique ?

Dans tous les cas d’insomnie, avant toute intervention thérapeutique, il convient de s’assurer que les règles de mises en conditions pour un sommeil sont réunies.

Règles d’hygiène du sommeil :

Ces règles peuvent parfois suffire à restaurer le sommeil en cas d’insomnies légères et sans comorbidité. Toutefois, elles peuvent être insuffisantes pour résoudre un problème d’insomnie modérée ou sévère.

Dans ce cas :

Comment arrêter un traitement ?

Dès l’instauration du traitement, le médecin doit expliquer au patient la durée du traitement et ses modalités d’arrêt.

Chez les utilisateurs au long cours, quelle que soit la stratégie choisie, en ambulatoire ou à l’hôpital, avec ou sans prise en charge spécialisée, l’arrêt doit toujours être progressif, sur une durée de quelques semaines à plusieurs mois.

Bien que l’objectif soit l’arrêt complet, l’obtention d’une diminution de la posologie doit déjà être considérée comme un résultat favorable. Si la stratégie d’arrêt échoue, il est recommandé d’encourager le patient à recommencer ultérieurement après évaluation des raisons de l’échec.

Il n’y a pas d’argument pour proposer un autre traitement médicamenteux lors du sevrage. L’accent doit être mis sur les mesures d’accompagnement non médicamenteuses qui peuvent être aussi prolongées que nécessaires.

Le cas particulier du sujet âgé

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Source HAS