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Ministère de la Santé : Un site web pour signaler les effets indésirables des médicaments et cosmétiques

le 20 mars 2017

[Sciences et Avenir] La ministre de la Santé Marisol Touraine a inauguré le lancement d'un site Internet pour que professionnels comme usagers signalent en quelques clics un événement sanitaire indésirable.

Le dispositif n'est pas inédit, mais il est plus simple d'utilisation qu'auparavant : un nouveau site Internet permet aux professionnels et aux usagers de signaler en une dizaine de minutes aux autorités sanitaires tout événement indésirable ou tout effet inhabituel ayant un impact négatif sur la santé. Prévu par la loi de modernisation du système de santé, il a été officiellement lancé le 13 mars 2017, a annoncé la ministre de la Santé Marisol Touraine dans un communiqué.Conçue en collaboration avec les usagers du système de soin, des professionnels de santé et les autorités sanitaires, cette plateforme ne sert pas seulement à signaler les effets indésirables survenus après la prise d'un médicament, mais aussi ceux liés à un produit ou une substance de la vie courante (complément alimentaire, produit cosmétique, produit d'entretien.. .), ou encore un acte de soin réalisé par un professionnel de santé à l'hôpital, en ville ou dans une structure médico-sociale.

De la modification d'une notice au retrait du marché

Suivant l'événement indésirable déclaré, l'internaute peut être guidé vers des systèmes de télé-déclaration existants, comme par exemple le portail vigie-radiothérapie de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN) et de l'Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM). Pour encourager les usagers à utiliser cette plateforme, le ministère énumère les conséquences potentielles de leur "service rendu" : le signalement d'un effet indésirable suite à la prise d'un médicament peut entraîner la modification de sa notice, l'ajout d'une précaution d'emploi, le lancement d'une enquête ou encore son retrait du marché (s'il est jugé dangereux). Pour rassurer les internautes, le ministère indique que "tous les renseignements fournis sur le site sont traités dans le respect de la confidentialité des données à caractère personnel, du secret médical et professionnel" . Toutefois, comme nous le constatons, les quelques informations demandées (nom, prénom, adresse mail, nom du médicament suspecté, nature de l'événement indésirable), semblent facilement falsifiables, ce qui nécessitera aux autorités sanitaires de faire le ménage entre vraies et fausses déclarations...

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Source Sciences et Avenir