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Article : Beckomberga, souvenirs de la maison des fous

le 3 janvier 2017

[Mediapart] En un roman kaléidoscopique et fluide, rêveur et acéré, Sara Stridsberg relate l’amour entêté d’une fille pour son père dépressif et l’histoire de Beckomberga, le plus grand hôpital psychiatrique de Suède, né avec l’État-providence et disparu en même temps que celui-ci. Superbe.

Il y a, dans Beckomberga , une omniprésence des arbres, alignement des troncs nus en hiver mais surtout frondaisons, variations de lumière à travers le feuillage, extravagantes floraisons. Comme si toujours le regard de la narratrice, Jackie, partait vers les hauteurs. Peut-être est-ce parce que les enfants, qui doivent souvent lever les yeux, regardent parfois au-dessus des adultes. Peut-être parce que Jackie, fillette puis adolescente qui se rend presque quotidiennement dans l’immense hôpital psychiatrique pour y voir son père, Jim, a toujours « pensé que les arbres [la] protégeaient des dangers » .

Source Mediapart