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Article : La santé mentale n'est pas seulement une question de pilules

le 6 novembre 2017

Des citoyens et des organismes communautaires ont dénoncé la prescription abusive de médicaments aux patients en détresse psychologique. Ils souhaitent que le système de santé s’attaque au noyau du problème: les inégalités sociales.

Des personnes qui se sont senties «abandonnées» par le parcours médical «typique» et qui se sont «reconstruits grâce aux organismes communautaires» ont raconté leurs histoires lors d’un rassemblement organisé par le Regroupement des ressources alternatives en santé mentale du Québec (RRASMQ), près de la station de métro Mont-Royal.

«Le communautaire, ça m’a sauvé la vie», a souligné Stéphane Belleville, ancien toxicomane qui s’implique maintenant au sein de la RRASMQ. À l’hôpital, tu es un numéro, tu passes vite. « Tu n’es plus en crise? Merci bonjour, arrange-toi avec tes troubles. » Au communautaire, on te prend en considération, tu n’es pas juste ta maladie, ton diagnostic».

«Le mieux-être est défini par [le patient]. Si quelqu’un veut apprendre à vivre avec les voix qu’elle entend, eh bien, c’est dans ça qu’on va l’accompagner.» – Anne-Marie Boucher, porte-parole du RRASMQ

«Le message qu’on aimerait faire entendre, c’est que la santé mentale n’est pas seulement une question de pilules; elle dépend des conditions de vie des gens, a soutenu Anne-Marie Boucher, porte-parole du RRASMQ. Et si on a un gouvernement qui se préoccupe réellement de la santé mentale de sa population, on pense qu’il devrait y avoir une action majeure au niveau de la lutte contre les inégalités sociales.»

Ces revendications touchent, entre autres, les logement sociaux, les conditions de travail, la pauvreté et la conciliation travail-famille. «Pour nous, c’est à ce niveau-là que la santé mentale des Québécois et des Québécoises se joue», a ajouté la porte-parole.

Source Journal Metro