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Témoignage : En psychiatrie, on peut être soigné et soignant

le 12 avril 2018

Florent Babillote est schizophrène et aide-soignant. Pas incompatible pour le trentenaire, invité vendredi dans le cadre de la Semaine d'information pour la santé mentale.

Le nom de la maladie que porte Florent Babillote provoque dans l'imaginaire collectif un certain nombre de réactions. Il y a près de quinze ans, lorsqu'il a été diagnostiqué schizophrène, Florent a eu l'impression d'être « le fou désigné par les médias quand on parle de tueurs en série ».

Si ce Rennais est invité, vendredi, à témoigner de son parcours dans le cadre de la Semaine d'information pour la santé mentale, c'est que depuis ses 23 ans et sa première et dernière hospitalisation, l'image archaïque et péjorative s'est progressivement détricotée.

Diagnostiqué « très tardivement d'une pathologie » apparue plus tôt de manière sournoise, Florent a affronté « la honte » avant de pouvoir accéder à la stabilité.

« Parler de la maladie avec fierté »

« Aujourd'hui, j'ai 37 ans et depuis mes 23 ans je n'ai pas fait de rechute. » Mieux, en quatorze ans, Florent est devenu aide-soignant. Il y a peu, il était au chevet des soignés dans le service de l'hôpital Guillaume-Renier, à Rennes, qu'il avait, il y a quelques années, fréquenté pour se sortir d'affaire.

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