Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Paroles de... > Témoignage : L’anorexie, une spirale infernale

Témoignage : L’anorexie, une spirale infernale

le 22 janvier 2018

Lise* a 14 ans lorsqu’elle est diagnostiquée « anorexique ». Tandis qu’elle mettra plusieurs semaines pour comprendre la situation, c’est un choc pour ses parents qui posent immédiatement des images et des notions sur cette maladie. 

Sept ans plus tard, elle est enfin sortie de cette « spirale infernale », comme elle la qualifie. Alors que la maladie est entourée de nombreuses idées fausses, Lise a décidé de témoigner dans l’espoir de ne plus entendre dire que ce trouble du comportement alimentaire est un « simple caprice ».

« Lorsque j’entends dire que guérir d’anorexie relève de la simple volonté, cela me met en colère. »Lise a longtemps été malade. Anorexique, elle ne s’alimentait que très peu. Elle calculait tout ce qu’elle mangeait, s’interdisait nombre d’aliments et dépensait chaque calorie avalée en divers exercices physiques épuisants. Au point de descendre en-dessous d’un indice de masse corporelle (IMC) sain et de mettre sa vie en péril.

Bien que cette maladie semble pour certains, relever d’un choix, il n’en est rien. « Je ne pouvais vraiment pas m’en empêcher ». Ce trouble du comportement alimentaire est bien une addiction et donc, une maladie. Comme le cancer ou une dépression, les malades ne sont pas responsables. Et bien entendu, la guérison ne dépend pas uniquement de leur volonté.

Déni

Alors qu’elle est en classe de 3e, elle n’a plus ses règles depuis plusieurs mois déjà. C’est la raison pour laquelle Lise consulte sa gynécologue. « En me pesant, elle a soupçonné que quelque chose n’allait pas. » Alors, l’adolescente est dirigée vers son médecin traitant, puis le CHU de Saint-Nazaire. Entre pédiatrie et service pour adultes, hospitalisations courtes et service ambulatoire, elle est suivie pendant plusieurs années. Elle entrera ensuite en contact avec l’hôpital de jour du CHU de Nantes. « J’ai eu un parcours en montagnes russes », indique-t-elle. « Parfois les médecins pensaient que j’étais sur la bonne voie, et soudain ça repartait… »

Lire la suite sur La Dépêche