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Témoignage : La battante que la schizophrénie n’effraie pas

le 11 mai 2018

Avec en bandoulière une vie faite de belles et tristes surprises, Anne Leroy met ses forces au service des malades et de leurs proches. Pour son fils, Nicolas.

Quand je l’ai vu, il était encore assis dans son canapé. Sa cigarette avait brûlé entre ses doigts jusqu’au filtre et, dans l’autre main, il avait une canette de soda. Il avait l’air de dormir.» Alertée par la femme de ménage, Anne Leroy a pu voir son fils une toute dernière fois avant que la police n’arrive, un jour de décembre 2008. Nicolas s’est éteint sans crier gare, chez lui, à Lausanne. Il avait 36 ans.

Pour un parent, certaines choses se racontent difficilement. La mort de son enfant en est une. La schizophrénie dont il a souffert pendant des années en est une autre. Sur ces deux sujets, Anne Leroy y va franchement. «De très nombreux proches se contentent de dire: il est dépressif. Le mot schizophrénie fait peur. C’est comme une grossièreté.» Face à un tabou qui pèse aussi bien sur les malades que sur leur famille, elle n’est pas restée les bras ballants. Pas son genre. En plus d’accompagner son fils, elle a contribué à créer L’Îlot, à Lausanne, une association de soutien aux proches, et les Journées de la schizophrénie, qui informent le public sur la maladie. L’événement a connu sa 15e édition cette année, à la fin du mois de mars.

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