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Article : Karen Horney, féminisme et psychanalyse

le 24 novembre 2017

Allemande exilée aux États-Unis, elle revisite complètement le freudisme à l’aune du culturalisme. Au point qu’on lui reprochera de faire le jeu des ennemis de Freud.

À sa naissance, en 1885, apparemment rien ne prédestinait la petite Karen Danielsen à entamer des études de médecine. Son père, un Norvégien naturalisé allemand, est un capitaine de la marine marchande, d’un autoritarisme tyrannique, connu pour de très curieux « jetés de Bible » à la face de ses proches. Sa mère, néerlandaise, s’abîme dans une dépression trouée par quelques pics d’irritabilité dont les enfants font les frais. La petite Karen grandit près de Hambourg où, rapidement, elle montre des aptitudes certaines pour les sciences et pour la rébellion. Ses biographes font état du fait que, comprenant assez tôt qu’elle ne serait pas jolie, elle décide de développer ses aptitudes intellectuelles.

À la même époque, elle développe un amour si intense, si viscéral, pour son frère aîné qu’il s’en trouve embarrassé. Il la repousse. Elle tombe dans des abîmes dépressifs dont elle ne sort qu’en partant, en 1906, contre l’avis de ses parents, étudier à l’université de Fribourg en Bridsgau – l’histoire retiendra que ce fut l’une des premières universités allemandes à accepter des femmes. Puis, de là, elle gagne l’université de Göttingen et enfin l’université Humboldt de Berlin, dont elle sort diplômée en 1913. Entre-temps, elle a épousé Oskar Horney, un riche industriel dont elle se séparera en 1926 (le divorce ne sera consommé que onze ans plus tard). Au seuil des années 1910, elle donne naissance à son premier enfant, Brigitte Horney, qui deviendra actrice, et perd ses deux parents.

Source Le cercle psy