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Article : L’Antipsychiatrie, symptôme de la postmodernité ?

le 8 juin 2018

Les pratiques actuelles encadrant la souffrance psychique sont fortement teintées de discours d’ascendance libérale ; en témoigne la sortie fracassante du DSM-5  (2013). Si l’arrivée du manuel sur la scène internationale a provoqué un tollé considérable, quelques dizaines d’années plus tôt, son aïeul, le DSM-III  (1980), marquait déjà un tournant clé emprunté par la psychiatrie, en relayant le paradigme des structures psychopathologiques (1926–1977) jusqu’alors souverain. 

C’est pour mieux interroger ce contexte que nous proposons un voyage rétrospectif dans l’antipsychiatrie britannique, en tant que temps annonciateur de quelques enjeux à venir dans le lien social postmoderne.

Méthode
En centrant notre article sur la genèse du concept de métanoïa ainsi que sur le voyage de Mary Barnes, muse de l’antipsychiatrie, nous proposons d’analyser une filiation énigmatique entre deux discours distincts : l’un ayant trait à l’antipsychiatrie, émergeant dans les années 1960, l’autre relatif à la santé mentale telle qu’abordée depuis le DSM-III (1980) jusqu’à aujourd’hui.

Résultats
Si le mouvement de l’antipsychiatrie britannique apparaît dans une vague de contestations multifocales caractéristique des sixties et seventies , temps traversé par un vent contre-culturel, il est également fruit de rencontres entre âmes torturées et intellectuels en quête d’exutoire, sur fond d’une société moderne perçue comme aliénante. C’est par cet angle que peut également être analysée une partie du contexte de la postmodernité, à l’aune des expressions de la folie qui affectent des sujets désarrimés appelés à une jouissance illimitée, par essence ravageante…

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