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Article : TDAH, des directives de prescription de la Ritaline non respectées

le 17 mai 2017

[Psychomédia] L’Agence française du médicament (ANSM) a publié, le 11 mai, un « "état des lieux sur les données d’utilisation en France et la sécurité d’emploi du méthylphénidate (Ritaline, Ritaline LP, Concerta LP, Quasym LP, Medikinet)" ».

Ce médicament psychostimulant est « indiqué dans le trouble déficit de l’attention/hyperactivité (TDAH) chez l’enfant de 6 ans et plus dans le cadre d’une prise en charge globale, lorsque les mesures correctives psychologiques, éducatives, sociales et familiales seules s’avèrent insuffisantes ».

Une utilisation hors AMM (autorisation de mise sur le marché) est toujours constatée, notamment en initiation de traitement chez des adultes atteints de TDAH, indique l'ANSM qui rappelle que « cette utilisation hors AMM peut favoriser la survenue d’effets indésirables graves ».

Le rapport met aussi en évidence qu’environ 30 % des initiations de traitement sont réalisées par des médecins libéraux, spécialistes et généralistes alors que la première prescription doit être réalisée par un spécialiste hospitalier.

« Il est également observé la persistance d’un nombre restreint d’initiations de traitement chez des patients adultes atteints de TDAH, ce qui constitue une utilisation hors AMM de ce médicament en France qui peut favoriser la survenue d’effets indésirables graves. En effet, l’adulte est plus à risque d’effets indésirables cardiovasculaires et cérébrovasculaires en raison de comorbidités et de l’utilisation plus fréquente de traitements associés que chez l’enfant. De ce fait, on observe qu’une part importante des effets indésirables rapportés concerne l’adulte. »

Les effets secondaires indésirables « nécessitant une surveillance particulière sont principalement neuropsychiatriques, cardiovasculaires et cérébrovasculaires et chez l’enfant des effets sur la croissance staturo-pondérale. Ces effets surviennent en particulier lors d’une utilisation prolongée ce qui explique pourquoi la nécessité de poursuivre le traitement doit être régulièrement réévaluée. »

Source Psychomédia