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Guide : Prise en charge des urgences en contexte addictologique

le 7 avril 2016

[RESPADD] C'est durant les nuits des missions Raves de Médecins du monde, qu’avec des intervenants en RDR(1) , j’ai pu évoquer l’idée d’un outil de transfert de compétences spécifiques. Dans ce champ (festif) d’application, le médecin intervient sur les consommations de substances avec leurs plaisirs,la RDR mais aussi sur des décompensations psychiatriques et des urgences vitales. Interventions nécessaires qui poussent donc les limites mais qui prennent surtout en compte les situations dans leur globalité.

Mais qu’en est-il sur le milieu urbain ? Comment transmettre ces compétences acquises et surtout avec quels outils ?

La clinique hallucinée (gestion expérientielle des Bad Trips et des Comas Toxiques) a ouvert la voie.

La première mission des urgentistes consiste au tri et à l’orientation de flux de patients. La seule réalité est alors de traiter les pathologies dont la prise en charge immédiate peut engager le pronostic vital et fonctionnel. Il est donc d’usage de remettre à plus tard les urgences ressenties et relatives. Or, l’addictologue, dans une approche globale, sait que la crise est un moment clef pour engager des changements profonds et durables de comportements. Cette approche est souvent négligée aux urgences et même ailleurs. Pire, les postures peuvent renforcer les résistances par le jugement et la maltraitance, discréditant le système de soin et retardant ainsi les résolutions des problèmes. La promotion de l’intervention brève dans la formation médicale et aux urgences est un premier pas. D’ailleurs, le travail des Equipes de Liaison et de Soin en Addictologie est à saluer car elle permet depuis vingt ans d’optimiser la prise en charge et d’orienter nos populations. Quelques limites pourtant : les nuits, les week-ends et les différences sur le territoire quant à proposer des ELSA dans les structures hospitalières.

Source RESPADD