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Les blessures invisibles : Quand la dépression rattrape les sportifs de haut niveau.

le 7 avril 2015

[France TV] Le sport de haut niveau n’immunise pas contre la dépression, en début comme en fin de carrière. L’exemple récent du basketteur américain Larry Sanders, ou ceux du tennisman Andre Agassi et du nageur Ian Thorpe, rappellent que le mal de vivre, moins visible et donc plus pernicieux qu’un trauma physique, n’est pas rare dans ce milieu où la force mentale est érigée en attribut essentiel.

Le palmarès d’Andre Agassi (huit titres du Grand Chelem) tend à prouver le contraire, tant la relation entre le Kid de Las Vegas et le tennis a été chaotique. Longtemps, le prodige n’a pas osé avouer qu’il n’aimait pas son sport, qu’il n’a jamais voulu en faire son métier. « Je hais le tennis, écrit-il même dans son autobiographie, Open, publiée en 2009. Je l’ai toujours haï de tout mon cœur, avec une passion sombre et secrète ». Mais, le don surpassant l’engouement, celui qui fut numéro un mondial en 1995 sombrera deux ans plus tard dans la déprime, terminant au 141e rang du classement ATP. De cette fatigue mentale destructrice, Agassi a réussi à se relever, connaissant ainsi une seconde carrière tout aussi brillante que la première. Il est en cela une exception.

Source FRANCE TV