Vous êtes dans : Accueil > Actualités > Pour en savoir plus > Mémoire : La sexualité en psychiatrie

Mémoire : La sexualité en psychiatrie

le 17 mars 2017

[Infirmiers.com] En 2016, Patrick Colsy, alors étudiant en soins infirmiers à l'Institut de Formation en Soins Infirmiers du CHU de SUD (promotion 2013-2016) a soutenu avec succès son travail de fin d'études sur la thématique suivante : « La sexualité en psychiatrie ».

Patrick débute ainsi son travail de recherche : « La sexualité des patients au sein des établissements de santé a toujours été un sujet délicat. Il l’est d’autant plus dans des unités où les patients peuvent présenter une vulnérabilité, que celle-ci soit due à l’âge, la maladie, où l’altération des facultés de discernement. Devant cela, les infirmiers s’interrogent souvent sur la capacité des patients à effectuer un choix libre et éclairé. Ce questionnement est d’autant plus complexe dès lors que s’ajoutent des difficultés supplémentaires telles que la démence, la déficience mentale… Ajoutons à cela des statuts juridiques particuliers comme la curatelle, la tutelle, l’incapacité juridique de jouissance ou d’exercice. L’infirmier se retrouve ainsi dans une situation des plus inconfortables, entre protection du patient vulnérable et respect de sa liberté individuelle. De son positionnement, l’infirmier peut voir sa responsabilité civile et pénale mise en jeu.

C’est dans ce contexte que j’ai été confronté à une situation particulière lors d’un stage effectué en psychiatrie qui m’a amené à réaliser ce travail de fin d’études. De mes réflexions et questionnements est née ma question initiale. Elle m’a conduit à investir les champs multidimensionnels de la psychiatrie et de la sexualité pour aboutir à l’éthique, le dilemme éthique et sa résolution. Ne pouvant rester sur ces connaissances théoriques, il sera présenté une enquête réalisée sur le terrain auprès de professionnels ainsi que l’analyse de ses résultats. Ces derniers se verront confrontés aux cadres préalablement construits de ce travail, et permettront de faire émerger une orientation de recherche, exposée dans le devis de recherche.

Le temps qui nous est imparti pour ce travail étant limité, j’ai décidé de restreindre la sexualité aux relations sexuelles entre patients, et en l’investissant dans le champ spécifique des unités de psychiatrie fermées.

Mes recherches, au regard de la rare littérature sur le sujet de la sexualité des patients dans les établissements de santé, ont attesté que la sexualité reste en France un sujet sensible à la limite du tabou, et plus encore dans le domaine spécifique de la psychiatrie. Alors droit ou pas droit ? Je me suis rendu compte qu’il règne un flou institutionnel autour de la sexualité des patients en psychiatrie à l’image du droit civil français. Pourtant, on peut trouver des avis juridiques qui semblent clairs sur le sujet. »

Consulter le mémoire

Source Infirmiers.com