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Gabon : Bannir la stigmatisation

le 4 mai 2017

[Gabon Review] La compassion et l’affection à l’endroit des personnes atteintes de troubles de dépression devraient occasionner une meilleure prise en charge susceptible de soulager la communauté dans son ensemble. Tel a été le maitre-mot de la journée mondiale de la santé, célébrée en différé le 21 avril dernier à Libreville. 

Le Gabon a célébré en différée la journée mondiale de la santé le 21 avril à Libreville. Prévue le 7 avril de chaque année, cette journée avait pour thème : «Dépression : parlons-en». Il s’est agi pour les autorités gabonaises, représentées par le ministre de la Santé, d’envisager un nouveau départ dans le traitement des patients souffrant de maladies mentales.

Plongée dans une longue léthargie, la principale structure d’accueil pour les personnes atteintes de troubles mentaux, l’hôpital de Melen, éprouvait jusqu’ici de nombreuses difficultés pour assurer son rôle avec efficience. «C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire le plan de réhabilitation que nous avons amorcé pour que le Centre de santé mentale puisse jouer son rôle d’hôpital de référence du pays en matière de santé mentale», a affirmé le ministre de la Santé.

«Nous exhortons tous les professionnels de santé afin que les soins de santé mentale soient introduits dans les structures de santé générale», a prescrit Léon N’Zouba. La dépression qui touche 332 millions de personnes dans le monde, près de 30 millions dans la région africaine, est en constante progression selon le représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) au Gabon.

Une situation consécutive à la «stigmatisation et la peur de l’isolement social empêchant les personnes affectées de se rendre dans des établissements de soins», explique Boureima Hama Sambo. «La mise en place de services à assise communautaire axés sur la dépression et le fait de parler de la nécessité de ne pas stigmatiser les plus atteints par cette affection inciteront plus de personnes à se faire traiter. Les individus, les familles, les aidants et les communautés peuvent prendre des mesures pour prévenir la dépression», a-t-il préconisé.

Source Gabon Review