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Italie : Les fous sont des citoyens comme les autres

le 4 juillet 2018

Cafés autogérés faisant office de lieux de rencontre et de réinsertion sociale, pet therapy avec des animaux domestiques, inclusion dans des familles d’accueil bénévoles… En Italie, le quotidien d’une personne atteinte de troubles psychiatriques ne ressemble en rien à celui d’un patient français. Tout ça grâce à une loi de 1978 qui a permis de fermer les asiles et d’inventer un modèle ouvert de prise en charge des patients. Reportage à Turin, épicentre historique de cette approche avant-gardiste du traitement psychiatrique.

Valerio Camussa entre en trombe dans l’arrière-salle du café. Le sourire qui illumine son visage est la meilleure des excuses pour ce retard habituel. D’une voix forte, un peu saccadée, il nous interpelle joyeusement : « Je parle très bien le français !  Vous venez de Paris ?  C’est la plus belle ville du monde.  » Son entrée en matière lui vaut quelques rires de l’assemblée italophone. Gianluca Conte, psychologue et éducateur, rappelle à l’ordre le sympathique cancre et l’invite à se mettre au travail.

Car chaque mardi après-midi se tient la conférence de rédaction qui doit permettre d’établir le programme de l’émission de radio Pro Loco , hébergée sur RadioOhm , et diffusée en direct un mardi sur deux. À noter, toutefois, que les chroniqueurs de ce podcast ne sont pas tout à fait comme les autres... Ou plutôt si. Parce qu’en Italie, justement, les psychotiques, les schizophrènes et les bipolaires sont des gens comme les autres.

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