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Luxembourg : Un centre de santé mentale orientée vers la prise en charge de la souffrance psychique

le 28 septembre 2016

[Républicain Lorrain] La Ligue luxembourgeoise d’Hygiène mentale nous a ouvert les portes de son centre de santé, planté en plein cœur de Luxembourg-Ville. Orientée vers la prise en charge de la souffrance psychique, l’association célèbre cette année le soixantième anniversaire de sa fondation.

Il faut savoir que les bipolaires représentent 1 à 2 % de la population. Les schizophrènes, eux, représentent 1 %. Cela peut sembler peu, mais lorsque vous faites le total, cela commence à compter. Sophie Hedo est directrice de la Ligue luxembourgeoise de l’Hygiène mentale. Dans son bureau, rue du Fort Bourbon à Luxembourg, des dessins colorent un pan de mur. Collection privée , plaisante la responsable, avant de préciser que le Centre de santé mentale – partie intégrante de la LLHM – n’accueille pas d’enfants. Nous recevons des patients à partir de 18 ans.

Voilà soixante ans que la Ligue a vu le jour, en mars 1956, sous forme d’une association sans but lucratif, sous l’impulsion d’une poignée de bénévoles. C’était un peu avant-gardiste. Avant, nous raconte la directrice, les personnes qui souffraient de troubles psychiques étaient souvent dirigées vers Ettelbruck, dans une structure qui possédait 1 000 lits. La Ligue a été créée pour offrir une alternative à l’hospitalisation et pour permettre aux patients de se soigner ici, en ville.

Une centaine d’appartements thérapeutiques

Aujourd’hui, soixante-quinze personnes salariées travaillent à la Ligue, présidée par le docteur Patrick Gondoin. Et elles ne sont pas de trop pour assumer les missions.

« Nous avons quatre piliers. » L’offre de jour, avec un centre de jour, un centre de rencontre, où sont proposés des ateliers artistiques et des groupes de sociabilisation, « avec comme objectif principal la réhabilitation psychosociale », une offre de consultation, une offre en prévention et formation, ainsi qu’une offre de logements. » Au total, une centaine d’appartements thérapeutiques, répartis dans le tissu urbain, sont à disposition. Avec un accompagnement de soignant(s) qui diffère selon les patients. « Là aussi, avec l’ambition de favoriser un retour à l’autonomie », précise Magalie Bravais, une des infirmières du centre.

La bipolarité, un trouble parmi d’autres

Ce vendredi 23 septembre, à la Kulturfabrik d’Esch-sur-Alzette, la projection du documentaire sur les troubles bipolaires sera l’occasion d’évoquer cette pathologie. « Mais nous accueillons aussi des personnes qui souffrent de schizophrénie, de troubles de la personnalité ou anxieux , etc., reprend Sophie Hedo.

Source Républicain Lorrain