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Nouvelle-Zélande : "L'extrémisme n'est pas une maladie mentale"

le 25 mars 2019

Déclaration de la Fondation santé mentale (Mental health foundation) de Nouvelle-Zélande suite à l'attaque terroriste de Christchurch le 15 mars 2019.

Suite à la terrible attaque terroriste de vendredi, de nombreuses personnes ont émis l’hypothèse que le terroriste devait être atteint d’une maladie mentale. Nous comprenons pourquoi il est réconfortant de penser cela. Nous voulons tous penser que le terroriste est une personne aberrante, une étrangère, différente de nous. Nous voulons essayer de comprendre cette tragédie incompréhensible, pour trouver une réponse simple qui aide à expliquer ce qui est arrivé, à donner un sens à la fusillade.

Mais cette réponse n’est qu’une fiction et c’est une réponse sur laquelle nous ne devons pas nous cacher si nous voulons nous remettre des terribles événements de vendredi. Tirer sur des gens n'est pas le symptôme d'une maladie mentale. La suprématie blanche n'est pas une maladie mentale. Lorsque nous parlons de maladie mentale en relation avec ce type d’attaques, la plupart d’entre nous ne parlons pas des faits de détresse mentale; que c'est une expérience que plus de la moitié d'entre nous partagerons et un signe que quelqu'un a besoin d'aide et de soutien. Au lieu de cela, nous utilisons «malade mental» comme un raccourci pour «violent» et «menaçant» et «un risque pour la communauté». Ceci est profondément troublant.

Lire la suite de la déclaration (en anglais) sur le site de la Mental Health Foundation of New Zealand