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Québec : Crise en psychiatrie, des diagnostics qui ne tiennent pas la route

le 1 février 2016

[Radio Canada] L'affaire Guy Turcotte a mis en lumière une crise qui secoue la psychiatrie et le monde judiciaire depuis quelques années : les diagnostics sont de plus en plus souvent remis en question. Le problème est que les praticiens cliniciens continuent d'utiliser le guide clinique traditionnel, le DSM-5, pour émettre leurs conclusions, alors que les chercheurs privilégient d'autres approches. Sonia Lupien, chercheuse en neurosciences, explique à Catherine Perrin pourquoi il faut une nouvelle nomenclature pour les troubles mentaux.  

« En santé mentale, il y a des dimensions, c'est-à-dire des problèmes qui arrivent peu importe ce qu'on vous a diagnostiqué », souligne Sonia Lupien, indiquant que c'est la reconnaissance de ces dimensions qui est à la source du litige. « Un symptôme, c'est, par exemple, d'entendre des voix. Une dimension serait transnosologique : elle va à travers les diagnostics. Par exemple, l'anxiété. On voit des troubles de l'anxiété, peu importe ce dont vous souffrez : schizophrénie, dépression, burn out... Partout! Donc, l'anxiété ne serait pas un trouble psychiatrique tant qu'une dimension transnosologique ou transdiagnostique. »

Source Radio Canada