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Québec : Les familles plaident pour une meilleure communication en santé mentale

le 6 octobre 2016

[News Wire] « Parlons-nous », voilà le message qu'envoient les familles qui soutiennent un proche dans le cadre de la Semaine de sensibilisation aux maladies mentales qui se déroule du 2 au 8 octobre prochain. Les membres de l'entourage, regroupés au sein des associations membres du réseau Avant de craquer, soutiennent l'importance d'entretenir une meilleure communication entre tous les acteurs impliqués pour améliorer les pratiques en santé mentale.

La transmission d'informations : souvent un fossé entre les familles et l'équipe de soins

Au cœur d'une réorganisation importante des services de santé mentale au Québec (Plan d'action en santé mentale 2015-2020), un sondage interne d'envergure effectué par la FFAPAMM (Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale) révèle que des problèmes importants persistent dans les liens de communication entre les membres de l'entourage, leurs proches et les intervenants.

Malgré les efforts déployés par les gestionnaires et les intervenants en première ligne, la plupart des familles qui soutiennent un proche dans son rétablissement rencontrent encore des embûches au quotidien dans le réseau de la santé. La notion de confidentialité est l'un des obstacles mais le manque d'ouverture à accueillir les informations des membres de l'entourage en est un autre, ce qui peut causer des frictions et bon nombre de frustrations.

Le coup de sonde effectué auprès de 302 familles indique qu'encore beaucoup de chemin reste à faire dans la transmission et le partage des informations entre la famille et l'équipe traitante :

« Les familles reconnaissent que les professionnels de la santé ne font pas preuve de mauvaise volonté et qu'ils ont une lourde charge de travail au quotidien. Toutefois, la plupart du temps, les familles souhaitent simplement entrer en contact avec l'équipe de soins pour se faire rassurer sur l'état général de la personne atteinte, mais aussi pour transmettre des informations cruciales et des observations qui peuvent servir au processus clinique. Nous avons tous le même objectif : contribuer au rétablissement de la personne atteinte et, soyons clair, c'est en se parlant et en communiquant mieux entre nous que nous pourrons mieux la soutenir », a déclaré M. Yves Gélinas, président de la FFAPAMM.

Source News Wire