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Suisse : L'avenir de la psychiatrie

le 29 juin 2016

[Somapsy] Le rapport « Avenir de la psychiatrie » de la Confédération suisse précise que les données relatives aux soins de santé mentale en Suisse sont rares, il est donc difficile de faire des comparaisons intercantonales ou internationales. Malgré cela, on estime qu’au cours des cinq prochaines années, le pays devra faire face à une pénurie de médecins spécialistes en santé mentale et en psychothérapie de l’enfant, de l’adolescent et de l’adulte.

L’offre de services

L’offre de soins ambulatoires généraux pour les patients de santé mentale est stable. Les médecins spécialistes en soins primaires diagnostiquent et traitent surtout les addictions et la dépression, souvent combinées avec des maladies somatiques. Lorsqu’un traitement spécialisé est nécessaire, les patients sont orientés vers des médecins spécialistes en psychiatrie et en psychothérapie. Selon le rapport, ces dernières années, le nombre de traitements psychiatriques a légèrement augmenté.

L’offre intermédiaire de services inclut les différents traitements dans les hôpitaux de jour. En Suisse, un grand nombre de dispensaires et d’hôpitaux de jour assurent le suivi des patients, selon leurs besoins, sous la responsabilité d’équipes interdisciplinaires. Le financement des services varie dans chaque canton, en fonction des décisions budgétaires annuelles des parlements cantonaux. Les consultations de santé mentale ont doublé entre 2004 et 2014.

L’offre hospitalière se caractérise par la diversité des services thérapeutiques. Les traitements sont effectués dans les centres de santé mentale ou dans les services psychiatriques des hôpitaux généraux. Selon le rapport, le nombre de traitements hospitaliers a augmenté, tandis que les séjours des patients en hôpitaux ou centres de santé mentale ont diminué. Le suivi des patients est généralement effectué par les services de consultation externe d’une clinique locale ou d’un hôpital. Les chiffres montrent que l’augmentation des coûts liés aux prestations de soins de santé mentale financés par l’assurance maladie obligatoire était due à la multiplication des traitements ambulatoires en hôpitaux de jour.

Relations de la santé mentale avec les autres domaines de la société suisse

Environ les trois quarts des personnes atteintes d’un trouble mental exercent une activité professionnelle. Selon le rapport, il est nécessaire aux cours des années à venir de renforcer l’intégration professionnelle des patients souffrant de troubles mentaux. Pour y parvenir, la gestion des cas doit être favorisée, de façon structurée, notamment dans le cadre d’une collaboration interinstitutionnelle entre les acteurs des services sociaux, des allocations chômage, de l’orientation et de la formation professionnelle et des secteurs d’activité. Cette coopération doit viser à promouvoir l’intégration socioéconomique sur le marché du travail des personnes ayant des problèmes de santé mentale.

Source Somapsy