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Syrie : renforcement des capacités de soins de santé mentale pendant le conflit

le 21 mai 2015

[OMS] Hania Arafa, une enseignante mariée et mère de deux enfants, a subi des pertes considérables en 2012. Sa maison d'Alep a été détruite, forçant la famille à fuir jusqu'à Lattakia, une ville située à presque 200 kilomètres. Pendant ce long périple, deux de ses sœurs sont décédées.

Depuis, Hania ne travaille plus. Elle habite dans un centre d'hébergement, avec le soutien d'une organisation non gouvernementale locale. Il y a cinq mois, elle a indiqué au médecin du centre qu'elle perdait du poids et qu'elle mangeait moins qu'avant. Elle se sentait fatiguée, ne s'intéressait à rien et avait du mal à s'endormir le soir. Elle avait perdu la motivation de chercher un nouvel emploi pour subvenir aux besoins de sa famille.

Hania avait l'impression que sa vie n'en valait plus la peine.

Heureusement, le médecin du centre avait des connaissances suffisantes dans le domaine de la santé mentale pour diagnostiquer la dépression d'Hania et lui fournir les traitements appropriés. Il avait suivi peu de temps auparavant une formation auprès du Bureau de l'OMS en Syrie sur la façon d'évaluer et de prendre en charge les affections de santé mentale les plus répandues dans les situations d'urgence.

Source OMS