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USA : Des millions de personnes "accro" aux antidouleurs

le 6 novembre 2017

Le président américain Donald Trump a décrété une mobilisation générale contre la dépendance aux antidouleur. La même que celle du célèbre héros de la série télévisée.

Une « urgence de santé publique d’ampleur nationale » . Fin octobre, Donald Trump a sonné le tocsin contre un fléau sanitaire qui ravage les États-Unis : la dépendance aux médicaments antidouleur. Chaque jour, 142 Américains meurent d’une surdose d’opiacés. Soit davantage que le nombre de victimes d’accidents de la route et d’homicides par balles réunis.

Vicodin à la télé

Cette addiction d’un nouveau genre n’a en tout cas pas échappé aux scénaristes de séries télévisées. Autrefois, c’était le tabac ou l’alcool qui tenaient le haut du pavé dans le palmarès des « drogues » activement consommées sur le grand ou le petit écran. Ainsi, dans le Dallas des années 1980, la pauvre Sue Ellen se consolait de ses soucis conjugaux avec l’affreux JR, en sirotant du whisky comme du lait-grenadine. Aujourd’hui, les séries suivent l’air du temps et mettent en scène des personnages shootés aux analgésiques.

Avec, en particulier, un médicament, le Vicodin, qui n’existe pas en France mais figure parmi les antidouleur les plus consommés aux États-Unis. L’héroïne de la série Nurse Jacky est ainsi « accro » à ce médicament, tout comme un des personnages de The Affair qui ne peut plus s’en passer après avoir été poignardé. Mais la série « phare » en matière de dépendance au Vicodin est sans nul doute Dr House , qui met en scène un médecin non conventionnel, misanthrope. Et en proie à une douleur lancinante à la jambe.

Une addiction des temps modernes

Certains fans de la série ont pris le temps de comptabiliser toutes les scènes où le docteur House avale un comprimé de Vicodin dans les sept saisons de la série (1). C’est impressionnant : 34 scènes dans la saison 1, 28 dans la saison 2, 40 dans la saison 3, etc. Mais le docteur House n’avale pas ses gélules uniquement pour sa gambette douloureuse.

Les scénaristes ont fait de cette addiction un ressort à part entière de l’intrigue. « Lorsque le docteur House culpabilise du décès d’Amber (saison 4), il augmente la dose. Lorsque Kutner, un jeune médecin de sa nouvelle équipe, se suicide (saison 5) et qu’il se demande s’il est passé à côté du diagnostic d’une dépression nerveuse, il en reprend une rasade », constate le livre Dr House au scalpel (2).

Source La Croix