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Psychiatrie : des murs à abattre

Martine ALLAIN-REGNAULT et François de CLOSETS consacrent leur émission à la psychiatrie. Celle-ci sera organisée autour de reportages de Brigitte FANNY COHEN et de témoignages de médecins et de parents de malades sur le plateau.

Catégorie : documentaire
Genre : ,
Public : adultes
Durée : 31 min à 1h
Pays : France
Date de sortie : 1991-2000
Réalisation : France Télévision

 <LES URGENCES PSYCHIATRIQUES>: ce premier reportage nous emmène à l'hôpital de Lille. Trois patients témoignent de leurs difficultés. Un homme confie à un médecin qu'il est très angoissé et qu'il doit commettre une erreur pour se déstresser. Une femme avec son bébé explique ses problèmes de dépression suite à son accouchement. Un homme enfin raconte qu'il est très angoissé et qu'il entend des voix. Tous ces patients seront hospitalisés. (DP des couloirs, des trois malades qui s'installent dans leur chambre).

- Sur le plateau, Edouard ZARIFIAN estime qu'il y a un tiers des patients qui passent par les urgences psychiatriques et pense qu'il faut psychiatriser les personnes qui font des tentatives de suicide. Anne-Marie MAGNIER, médecin généraliste, décrit le type de malades qu'elle rencontre en consultation.

<NOTRE FILS EST SCHIZOPHRENE> : ce reportage donne la parole aux parents de Stéphane qui est schizophrène. Sa mère décrit son comportement et les difficultés auxquelles ils ont été confrontés. Son père se dit inquiet pour l'avenir de Stéphane. DP de Stéphane dans sa vie quotidienne : à table avec ses parents, dans sa chambre en train d'écrire, avec son chien.

- Sur le plateau, Bertrand et Jacqueline ont aussi les mêmes angoisses. Bertrand explique que la seule réponse possible à cette situation c'est une aide associative et raconte le calvaire de François, son fils. Jacqueline explique que le soutien et l'aide d'autres couples dans la même situation leur a permis d'avancer. Edouard ZARIFIAN donne une définition de la schizophrénie.

<JE VEUX EN SORTIR> : reportage à l'hôpital Maison Blanche de Neuilly sur Marne. Le docteur REBOUL nous explique que la première chose que demande un patient, c'est de pouvoir sortir. Extrait d'une séance de thérapie collective qui réunit médecins et malades. Ce reportage donne la parole à deux malades qui rejettent leurs difficultés sur des facteurs extérieurs. DP de la préparation des médicaments par une infirmière "agressée" par un patient.

- Edouard ZARIFIAN réagit à ce reportage. Il y a dedans un effet télévision qui modifie le comportement des malades. A la question de savoir quand un malade peut sortir de l'hôpital, il répond qu'un médecin ne peut garantir que le malade ne sera plus jamais violent.

<LA MUSIQUE QUI GUERIT> : ce reportage nous emmène dans un studio d'enregistrement où quatre patients se rendent toutes les semaines pour faire de la musique. Ces quatre jeunes témoignent du bien fondé de cette thérapie qui les sort du climat hospitalier.

<L'APPARTEMENT QUI AIDE A REVIVRE> : ce reportage nous conduit dans un appartement de la région parisienne où trois patients cohabitent et tentent de ré-apprendre à vivre normalement. Ils sont suivis par une équipe médicale de l'hôpital Maison Blanche de Neuilly sur Marne qui leur rend visite toutes les semaines. Geneviève SOUVIGHNEC, infirmière, nous explique que ces malades doivent tout apprendre : se faire à manger, faire son lit, se laver. DP de cette cohabitation : thérapie collective, préparation des repas à la cuisine, patients dans leurs chambres.

- Edouard ZARIFIAN estime que ce type de thérapie est très important car il permet aux patients de retrouver leur identité et leur autonomie.

<A ARMENTIERES : DU NOUVEAU> : reportage qui explique l'ambition du docteur ROELAND. Il souhaite faire sortir tous ses patients de l'hôpital d'ici à quelques années. Une visite dans l'agglomération lilloise nous permet de situer tous les lieux d'accueil de ses malades : une cantime d'école maternelle pour une femme, des logements HLM, un atelier de création artistique et une résidence.

- Sur le plateau, Brigitte FANNY COHEN explique que les malades ne sont pas rejetés car l'entourage a été prévenu. Edouard ZARIFIAN estime que le projet du dr ROELAND est un réel espoir pour l'avenir. "Quand il y a un autre état d'esprit, les progrès sont importants".