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Anxiolytiques

Les anxiolytiques (ou tranquillisants), sont des médicaments psychotropes généralement utilisés pour soulager l’anxiété, les troubles anxieux, mais aussi les troubles du sommeil.

Les anxiolytiques sont principalement des benzodiazépines (et apparentés). Certains antidépresseurs, des antihistaminiques, des bêtabloquants et certains neuroleptiques sont aussi utilisés pour soulager des troubles anxieux.

Qu'est-ce qu'un médicament psychotrope ?

Les médicaments psychotropes agissent sur les mécanismes neurobiologiques du cerveau. Au niveau du système nerveux, l’activité psychique se traduit par des réactions biochimiques au sein des cellules nerveuses (neurones). Les neurones synthétisent des substances appelées neuromédiateurs (ou neurotransmetteurs), dont les plus connus sont : la dopamine, la sérotonine et la noradrénaline. Ces neuromédiateurs interviennent dans le fonctionnement des neurones.

On observe une perturbation de ces neuromédiateurs dans certains troubles, comme les troubles dépressifs, les troubles bipolaires, les troubles anxieux ou les troubles schizophréniquesLes médicaments psychotropes agissent sur ces neuromédiateurs. Ils sont utilisés pour lutter contre les troubles psychiques. Ils ont aussi des effets autres que psychiques, ce qui explique certains de leurs effets indésirables.

Qui est concerné ? 

Selon le Ministère de la santé, "La consommation des benzodiazépines reste à un niveau très élevé en France : plus d’un français sur quatre a pris en effet au moins une benzodiazépine dans l’année (Ministère de la santé , 2016). En outre, l’utilisation de ces médicaments est grandement inappropriée puisque trop longue, avec une tendance à la chronicisation des traitements.

Quels effets ? Quelles précautions ?

Deux facteurs peuvent expliquer l’importance de cette consommation. D’une part l’efficacité de ces médicaments qui apportent un réel soulagement au patient dès le début du traitement, et, d’autre part, la dépendance psychique et physique qu’ils entraînent, rendant leur arrêt difficile. Le patient est alors « pris au piège » de son traitement. Peu de personnes savent que les benzodiazépines ne sont efficaces que sur de courtes durées (4 semaines pour les benzodiazépines hypnotiques et 3 mois pour les benzodiazépines anxiolytiques). Au-delà, leur efficacité disparaît laissant place aux effets indésirables (troubles de la mémoire, chutes, surtout chez les personnes âgées, accidents de la voie publique, risque de démence de type Alzheimer…) et à la dépendance (Ministère de la santé , 2016)".

Un programme d'actions pour favoriser le bon usage des benzodiazépines a été mis en place par le Ministère de la Santé. Et la Haute autorité de santé (HAS) a publié une fiche mémo pour aider les médecins à réduire les prescriptions au long cours des benzodiazépines, que ce soit dans l’anxiété ou dans l’insomnie.

Les médicaments ne résument pas le traitement

Le traitement des troubles psychiques fait appel à de multiples moyens : contacts réguliers avec les soignants, psychothérapie, accompagnement social, entraide, etc. Les médicaments ne sont qu’une partie du traitement qui peut aider la personne dans son parcours de rétablissement, en soulageant les symptômes qui la submergent. Un dialogue ouvert avec les soignants est un élément essentiel pour la prise en compte des besoins et des difficultés des patients.

En savoir plus sur les médicaments

Vous vous posez des questions sur un anxiolytique en particulier ?

Vous pouvez consulter en premier lieu le site medicaments.gouv.fr du Ministère de la santé. Vous y trouverez : indications thérapeutiques, précautions d’emploi, contre-indications, prix, taux de remboursement, FAQ médicament, etc.

Vous souhaitez déclarer un effet indésirable d'un anxiolytique ?

Qu’il soit mentionné ou non dans le résumé des caractéristiques du produit ou dans la notice, tout effet indésirable suspecté d’être dû à un médicament doit être déclaré aux autorités compétentes. Que vous soyez patient, proche de patient, association de patients ou professionnel de santé, vous pouvez faire cette déclaration auprès d'un centre de pharmacovigilance .

 

Rédaction : Psycom, août 2016